|
2.1
LES INONDATIONS, CRUES ET LAVES TORRENTIELLES
2.1.1 LE PHÉNOMÈNE
Une inondation est une submersion plus ou
moins rapide d'une zone avec des hauteurs et des vitesses d'eau variables.
Elle est due à une augmentation du débit d'un cours d'eau, provoquée
par des pluies importantes et durables.
En montagne, les vitesses de courant sont généralement
élevées, la montée des eaux rapide et le charriage de matériaux très
important. Dans des cas extrêmes, il y a formation de laves torrentielles
capables de transporter des blocs rocheux énormes (ex. : Riou Sec de
l'Argentière, Verdarel de Saint-Chaffrey ...).
On distingue schématiquement 3 types d'inondation :
r Les inondations de plaine dues
à un débordement des cours d'eau ou à une remontée de la nappe phréatique.
Ce phénomène, qui peut en général être annoncé quelques heures à l'avance,
concerne les communes telles que ESPINASSES, PRUNIERES, ROCHEBRUNE,
BARATIER, EMBRUN, GAP, EYGLIERS, REOTIER et SAINT-CREPIN.
r Le ruissellement en secteur urbain
: lors de pluies de très forte densité (orages violents), les réseaux
d'évacuation des eaux pluviales ne parviennent plus à collecter et à
faire transiter les eaux recueillies sur les surfaces imperméabilisées
(parkings, chaussées, toitures ...). Sont généralement concernées les
communes à forte densité de population. Si les dommages sur les personnes
sont relativement peu importants, les dégâts matériels sont d'une plus
grande ampleur : inondation de caves, garages, parkings... (ex : Gap
- décembre 2000).
r Les crues torrentielles : ce
phénomène se rencontre dans toutes les zones montagneuses.
Il est dû à la forte pente des cours d'eau assurant un rapide transit
de l'eau de pluie ou de fonte nivale (ex : commune de La Salle les Alpes
- Torrent du Bez - 24 juillet 1995), accompagné d'écoulements très chargés
(arbres, matériaux solides de plus ou moins grande taille et quantité).
Ces crues torrentielles peuvent former des laves torrentielles
qui sont des écoulements mêlant l'eau et les matériaux de toutes tailles
et atteignant des densités capables de transporter des blocs en quasi-flottaison.
Elles se déclenchent sur des pentes très fortes. Les laves torrentielles
sont capables d'exhausser le lit d'un mètre ou deux, et de rejeter l’eau
de crue vers des terrains qui, avant la crue, semblaient totalement
inaccessibles à l'eau. Les calculs hydrauliques classiques sont alors
insuffisants. Il est préférable d’étudier la nature et l'état des terrains
ainsi que les archives ou les photos aériennes (celles prises après
les crues du Guil de 1957, par exemple). L'affouillement des berges,
par ravinement et encaissement, peut être également spectaculaire. Les
petits bassins versants, de quelques km2 à quelques dizaines
de km2, peuvent produire des laves torrentielles qui ont
une force et un volume sans commune mesure avec ce qui se produirait
en crue d'eau "claire" dans un bassin versant de même dimension
dans une autre région. Ce phénomène, par sa nature, défie l'imagination
et représente un danger important.
L'ampleur de l'inondation est fonction de :
- l'intensité et la durée des précipitations ;
- la surface et la pente du bassin versant ;
- la couverture végétale et la capacité d'absorption du sol, cette dernière
dépendant elle-même de la saturation, donc des pluies antérieures ;
- la présence d'obstacles à la circulation des eaux.
Elle peut être aggravée, à la sortie de l'hiver, par la fonte des neiges.
Très peu de communes sont exemptes de risques d'inondation, de crue
ou de lave torrentielle dans les Hautes-Alpes.
Les limites des dispositifs de protection :
La plupart d’entre eux ont été réalisés au fil des siècles. Leur
comportement et leur efficacité sont fonction de leur mode de construction,
de la qualité de leur gestion, de leur entretien et du phénomène de
référence pour lequel ils ont été dimensionnés.
Aujourd'hui, leurs propriétaires et leurs modes de gestion, d’entretien
et de surveillance sont rarement définis et connus, en conséquence leur
pérennité n'est plus assurée.
Il n'est pas possible de garantir totalement et définitivement l'efficacité
des ouvrages et la sécurité des populations. D'autant que des phénomènes
aggravants peuvent se produire tel que la rupture ou la submersion d'une
digue.
2.1.2 INONDATIONS ANTÉRIEURES
NOTABLES DANS LES HAUTES-ALPES
Cette liste, loin d'être exhaustive, met en exergue certaines crues
importantes dans le département tant par leur bilan matériel qu'humain.
r 1286 : LA ROCHE DE RAME : crue
de la Durance : destruction du village de Rame.
r 1380 : CHAMPOLEON : crue du
Drac Blanc ; 22 personnes ensevelies.
r 1408 : ABRIES : crue du Bouchet
: 70 maisons submergées.
r 1408 : AIGUILLES : crue du Guil
: village dévasté.
r 1728 : ABRIES : crue du Bouchet
: 2/3 des maisons dévastées, cimetière emporté, église engloutie.
r 1788 : BARRET-LE-BAS : crue
de la Méouge ; 21 animaux noyés.
r 1856 : GUILLESTRE : crue du
Guil : 10 maisons emportées.
r 1928 : L'ARGENTIERE-LA-BESSEE
: crue du Fournel : usines et voie ferrée endommagées, basse vallée
du Fournel engravée.
r 1957 : QUEYRAS : crue du Guil
et de ses affluents : routes coupées, 2 hangars emportés, 12 ponts
détruits, 32 ha de terre emportés, lignes EDF coupées.
r 1957 : CEILLAC : crue du Cristillan
: village engravé, toutes communications coupées, population évacuée
par hélicoptère.
r 1958 : CHATEAUROUX : crue Combe
de l'Etroit : voie ferrée engravée, déraillement d'un train.
r 1960 : GAP : crue de La Luye
: bas quartiers inondés, 11 familles évacuées, R.N. 94 coupée, Usine
Charmasson inondée.
r 1981 : SAINT-CHAFFREY : lave
torrentielle du Verdarel : dégâts très importants.
r 1985 : 25 communes concernées
sur le département dans le Champsaur, le Queyras, le Briançonnais et
le Gapençais : dégel et violentes chutes de pluies : habitations inondées,
routes coupées, terrains emportés.
r 1987 : MONTGARDIN : crue du
Devezet : Pont des Collets emporté, R.N. 94 engravée, Z.A. Saruchet
engravée, un bâtiment détruit.
r 1987 : PELVOUX : crue du Sapenier
: lave, camping de Freyssinet, 3 tentes et une caravane renversées,
10 voitures engravées, passerelle emportée.
r 1995 : LA SALLE-LES-ALPES,
ST-CHAFFREY, ST-MARTIN-DE-QUEYRIERES : crues torrentielles suite à de
violents orages : 3 blessés, 34 habitations endommagées, 53 véhicules
détruits.
r 2000 : QUEYRAS
: crue du Guil : routes coupées, camping engravé
2.1.3 PRÉVISION ET PRÉVENTION
PRÉVISION
q Météo France met en œuvre des systèmes
d'observation, de traitement de l'information et de prévision des risques
A ce titre, Météo France utilise sur le Département des Hautes-Alpes
le dispositif suivant :
Ø un réseau d'observation au sol (RADOME)
- Les données sont recueillies sur les stations d'EMBRUN, BRIANÇON,
TALLARD, ARVIEUX, SAINT-BONNET, LARAGNE -, auquel il faut adjoindre
les données des stations automatiques du réseau départemental complémentaire
: LA FAURIE, ROSANS, VITROLLES.
Ø un réseau de radars détecteurs de précipitations
(ARAMIS). Le territoire des Hautes-Alpes est en partie couvert par les
radars de NIMES, de LYON et BOLLENE.
A noter que Météo France n'a pas vocation à prévoir les éventuelles
conséquences directes des précipitations prévues comme les inondations,
les coulées de boue. Elle élabore uniquement des prévisions quantitatives
de hauteurs d'eau sous forme de fourchette.
q La chaîne d'alerte météorologique
est organisée à chaque niveau géographique (national, régional, départemental).
Au niveau départemental, lors de l'émission d'un Bulletin Régional d'Alerte
Météorologique (BRAM), les services concernés de la Préfecture à GAP
et la Direction des Servies d'Incendie et de Secours établissent des
contacts avec le Centre Départemental Météo France des Hautes-Alpes
à BRIANÇON pour préciser l'ampleur du phénomène et juger des mesures
à prendre. Le Préfet doit parallèlement informer le maire qui transmet
l'information à la population et prend les mesures de protection immédiates.
Toutefois, ce système de prévision et d'alerte a ses limites dans un
département montagneux avec un système de vallées très cloisonné, comme
les Hautes-Alpes.
En plus, les phénomènes présentent souvent une grande variabilité spatiale
(orages violents très localisés)
q L'arrêté interministériel du 11/02/1997
définit la liste des services d'annonce des crues et leur domaine
géographique de compétence. Le département des Hautes-Alpes n'est pas
cité sur cette liste et ne possède donc pas de service d'annonce des
crues. Toutefois, le service d'annonce des crues du Vaucluse a compétence
sur la Durance à l'aval de Serre-Ponçon.
La possibilité d'organiser un système d'annonces des crues efficace
reste peu envisageable, dans ce département, compte tenu de la très
courte durée de propagation des ondes de crues torrentielles et la longueur
des torrents alpins. Cependant, les données pluviométriques recueillies
en tête de bassin sont primordiales pour l'avertissement des départements
situés en aval.
PRÉVENTION
q Les actions à caractère opérationnel
spécifiques à ce risque
Ø veillant à ce que soit interdite
toute nouvelle construction dans les zones inondables soumises aux
phénomènes les plus forts
Ø évitant tout endiguement ou remblaiement
nouveau qui ne serait pas justifié par la protection de lieux fortement
urbanisés
Ø préservant les capacités d'écoulement
et d'expansion des crues. (circulaire du 24/01/1994)
-
L’entretien des cours d’eau reste une nécessité :
dans une forte proportion de cas, le risque de débordement du lit
du cours d'eau est dû aux très mauvaises capacités d'écoulement
des cours d'eau. Une végétation excessive, la présence de remblais
artificiels ou d'objets "indésirables" (appareils électroménagers,
carcasses de voitures ...) peuvent aboutir à la formation d'embâcles,
aux conséquences multiples (rehaussement de la ligne d'eau et donc
de débordement, prise de vitesse de l'écoulement et donc affouillement
...)..
Les obligations de gestion et d'entretien des cours d'eau :
A cet égard, les textes législatifs et réglementaires distinguent
les travaux en deux catégories
Ø l'entretien et le curage qui
permettent de maintenir l'écoulement naturel des eaux, d'assurer la
bonne tenue des berges et préserver la faune et la flore
Le curage consiste à rétablir le cours d'eau dans sa largeur et profondeur
naturelles (le curage exclut un approfondissement ou un élargissement
du lit, « vieux fond, vieux bord »)
L'entretien de la rivière consiste à élaguer la végétation arborée
(enlèvement des embâcles et débris flottants ou non).
Ces tâches d'entretien incombent à l'État pour les cours domaniaux
et aux propriétaires riverains pour les cours non domaniaux (article
114 du Code Rural).
L'article 33 de la loi du 16 septembre 1807 pose le principe de la
prise en charge des travaux de protection contre l'action naturelle
des eaux par les propriétaires concernés. Cette prise en charge peut
être de nature individuelle ou collective (regroupement de propriétaires
en associations syndicales libres autorisées chargées d'exécuter ou
d'entretenir les ouvrages de protection).
Toutefois, dans certaines conditions, en cas de défaillance des riverains
ou à leur demande, les collectivités territoriales peuvent se substituer
à eux et entreprendre l'exécution de travaux présentant un caractère
d'intérêt général, visant notamment :
Ø l'entretien et l'aménagement d'un
cours d'eau non domanial, y compris les accès à ce cours d'eau ;
Ø la maîtrise des eaux pluviales et
de ruissellement ;
Ø la défense contre les inondations
;
Ø les aménagements hydrauliques concourant
à la sécurité civile (art. 31 loi du 3 janvier 1992 sur l'eau).
Ø les opérations d'élargissement,
régulation et redressement. Ces travaux sont soumis à enquête
publique au titre de la procédure d'autorisation ou de déclaration
administrative (art. 10 de la loi n° 92-3 du 3 janvier 1992 sur l'eau).
Ces aménagements atténuent le risque sans toutefois le supprimer.
Dès lors qu’ils sont toujours dimensionnés par rapport à une crue
de référence, ces ouvrages ne sont pas efficaces en cas de dépassement
de celle-ci ou en cas de rupture. Toutes les études relatives à ces
ouvrages doivent nécessairement analyser les conséquences du risque
de dépassement ou de rupture de l’ouvrage.
Compte tenu des événements passés, et au titre du principe de précaution,
il convient désormais de ne pas augmenter la vulnérabilité des biens
et des personnes sur les espaces situés en aval de ces ouvrages.
-
L'élaboration et la mise en place
de plans de secours au niveau du département : plan de secours spécialisé
pour les inondations, plan ORSEC, plan rouge.
-
La mise en place d'un plan d'alerte et
d'évacuation cohérent pour les campings à risque fort.
q Les actions d’information et les documents
réglementaires
Dans les zones non urbanisées,
le classement en zone ND correspond au moins aux espaces d’aléa fort.
Dans les zones urbanisées,
Ø un indice
R sera annoté pour les risques les plus forts, avec interdiction
d’augmentation de la vulnérabilité,
Ø un indice r pour les zones
correspondant à un risque faible ou modéré et où la construction peut
être autorisée moyennant des prescriptions. Ces prescriptions peuvent
être d’ordre individuelles (hauteur de plancher ...) ou collectives
(construction d'un ouvrage de protection : digue, entretien, surveillance,
modalité de déclenchement...).
La loi Solidarité Renouvellement Urbain (SRU) du 13/12/2000 remplace
le POS par le Plan Local d'Urbanisme (PLU). Les décrets d'application
préciseront les modalités de prise en compte des risques dans les
PLU.
Ø Zone blanche sans risque identifié.
Ø Zone bleue où les constructions peuvent
être autorisées moyennant le respect de prescriptions individuelles
ou collectives telles que citées ci-dessus.
Ø Zone rouge qui interdit la construction
de nouveaux bâtiments, compte tenu du risque trop important.
2.1.4 CONSIGNES DE SECURITÉ
|
AVANT è
|
- Construire
hors des zones inondables.
- Respecter l'obligation d'entretien des cours d'eau.
- Prévoir les gestes essentiels (entraînement en famille, en groupe)
:
.
couper le gaz et l'électricité ;
. fermer portes, fenêtres et volets ;
. mettre en place des obturations étanches sur les ouvertures
situées en partie basse ;
. mettre les produits toxiques et le maximum d'objets périssables
et putrescibles hors d'atteinte de l'eau ;
. amarrer les cuves et les meubles ;
. faire une réserve d'eau potable ;
. prévoir l'évacuation.
|
| |
|
|
PENDANT è
|
- S'informer de la montée des eaux (radio, mairie ...)
- Se conformer aux directives des services techniques et de secours.
- Aller sur les points hauts préalablement repérés (étages des
maisons, collines)
- Signaler sa présence et attendre les secours ou l'ordre d'évacuation.
- Éviter de circuler dans les zones inondables.
- Ne pas s'approcher des secteurs inondés (les berges et ouvrages
peuvent avoir été fragilisés par la crue et se rompre à tout moment).
|
| |
|
|
APRÈS è
|
- Circuler avec prudence dans les secteurs auparavant
inondés.
- Vider rapidement les pièces de matériaux.
- Aérer et désinfecter les pièces.
- Chauffer dès que possible.
- Ne rétablir l'électricité que sur une installation sèche.
|
2.1.5 COMMUNES CONCERNÉES PAR LE RISQUE INONDATION
SUITE A DES CRUES TORRENTIELLES
OU LAVES ET DE RIVIÈRES TORRENTIELLES
| |
COMMUNE
|
Crue de rivière torrentielle
|
Crue de torrent
|
|
001
|
ABRIES
|
X
|
X
|
|
002
|
AGNIERES EN DEVOLUY
|
|
X
|
|
003
|
AIGUILLES
|
X
|
X
|
|
004
|
ANCELLE
|
|
X
|
|
005
|
ANTONAVES
|
X
|
|
|
006
|
ARGENTIERE LA BESSEE (L')
|
X
|
X
|
|
007
|
ARVIEUX
|
|
X
|
|
008
|
ASPREMONT
|
X
|
|
|
009
|
ASPRES LES CORPS
|
|
X
|
|
010
|
ASPRES SUR BUECH
|
X
|
X
|
|
011
|
AVANÇON
|
X
|
|
|
012
|
BARATIER
|
|
X
|
|
014
|
BARRET LE BAS
|
X
|
X
|
|
016
|
BATIE-MONTSALEON (LA)
|
X
|
|
|
017
|
BATIE-NEUVE (LA)
|
|
X
|
|
019
|
BEAUME (LA)
|
|
X
|
|
021
|
BERSAC (LE)
|
X
|
|
|
022
|
BREZIERS
|
|
X
|
|
023
|
BRIANÇON
|
X
|
X
|
|
024
|
BRUIS
|
X
|
|
|
025
|
BUISSARD
|
X
|
|
|
026
|
CEILLAC
|
|
X
|
|
027
|
CERVIERES
|
|
X
|
|
028
|
CHABESTAN
|
X
|
X
|
|
029
|
CHABOTTES
|
X
|
|
|
031
|
CHAMPCELLA
|
X
|
X
|
|
032
|
CHAMPOLEON
|
X
|
X
|
|
034
|
CHATEAUNEUF DE CHABRE
|
X
|
|
|
036
|
CHATEAUROUX LES ALPES
|
X
|
X
|
|
038
|
CHATEAU VILLE VIEILLE
|
X
|
X
|
|
039
|
CHAUFFAYER
|
X
|
X
|
|
040
|
CHORGES
|
|
X
|
|
042
|
CLUSE (LA)
|
X
|
|
|
043
|
COSTES (LES)
|
|
X
|
|
044
|
CREVOUX
|
|
X
|
|
045
|
CROTS (LES)
|
|
X
|
|
046
|
EMBRUN
|
X
|
X
|
|
048
|
EPINE (L')
|
|
X
|
|
050
|
ESPINASSES
|
X
|
X
|
|
051
|
ETOILE ST CYRICE
|
|
X
|
|
053
|
EYGUIANS
|
X
|
|
|
054
|
FARE EN CHAMPSAUR (LA)
|
X
|
X
|
|
055
|
FAURIE (LA)
|
X
|
|
|
056
|
FOREST ST JULIEN
|
X
|
|
|
058
|
FREISSINIERES
|
X
|
X
|
|
060
|
FURMEYER
|
X
|
|
|
061
|
GAP
|
X
|
X
|
|
062
|
GLAIZIL (LE)
|
X
|
X
|
|
063
|
GRAVE (LA)
|
X
|
X
|
|
064
|
CHAPELLE EN VALGAUDEMAR (LA)
|
|
X
|
|
065
|
GUILLESTRE
|
X
|
X
|
|
067
|
INFOURNAS (LES)
|
|
X
|
|
068
|
JARJAYES
|
X
|
|
|
069
|
LAGRAND
|
X
|
|
|
070
|
LARAGNE
|
X
|
|
|
071
|
LARDIER ET VALENCA
|
X
|
|
|
072
|
LAYE
|
X
|
X
|
|
073
|
LAZER
|
|
X
|
|
074
|
LETTRET
|
X
|
|
|
075
|
MANTEYER
|
X
|
X
|
|
076
|
MEREUIL
|
X
|
|
|
077
|
MOLINES EN QUEYRAS
|
|
X
|
|
078
|
MONETIER-ALLEMONT
|
X
|
|
|
079
|
MONETIER LES BAINS (LE)
|
X
|
X
|
|
081
|
MONTCLUS
|
|
X
|
|
084
|
MONTGARDIN
|
|
X
|
|
085
|
MONTGENEVRE
|
X
|
X
|
|
086
|
MONTJAY
|
|
X
|
|
087
|
MONTMAUR
|
X
|
X
|
|
088
|
MONTMORIN
|
X
|
X
|
|
089
|
MONTROND
|
X
|
|
|
090
|
MOTTE EN CHAMPSAUR (LA)
|
|
X
|
|
092
|
NEFFES
|
|
X
|
|
093
|
NEVACHE
|
X
|
X
|
|
095
|
NOYER (LE)
|
X
|
X
|
|
096
|
ORCIERES
|
X
|
X
|
|
097
|
ORPIERRE
|
|
X
|
|
098
|
ORRES (LES)
|
|
X
|
|
099
|
OZE
|
X
|
|
|
101
|
PELVOUX
|
|
X
|
|
102
|
PIARRE (LA)
|
|
X
|
|
103
|
POET (LE)
|
X
|
|
|
104
|
POLIGNY
|
X
|
X
|
|
106
|
PRUNIERES
|
|
X
|
|
107
|
PUY ST ANDRE
|
X
|
X
|
|
108
|
PUY ST EUSEBE
|
|
X
|
|
111
|
PUY SANIERES
|
|
X
|
|
112
|
RABOU
|
X
|
|
|
114
|
REALLON
|
|
X
|
|
115
|
REMOLLON
|
X
|
|
|
116
|
REOTIER
|
X
|
X
|
|
118
|
RIBIERS
|
X
|
|
|
119
|
RISOUL
|
|
X
|
|
120
|
RISTOLAS
|
X
|
X
|
|
121
|
ROCHEBRUNE
|
X
|
X
|
|
122
|
ROCHE DE RAME (LA)
|
X
|
X
|
|
123
|
ROCHE DES ARNAUDS (LA)
|
X
|
X
|
|
126
|
ROSANS
|
|
X
|
|
127
|
ROUSSET
|
|
X
|
|
128
|
ST ANDRE D'EMBRUN
|
X
|
X
|
|
129
|
ST ANDRE DE ROSANS
|
X
|
|
|
130
|
ST APOLLINAIRE
|
|
X
|
|
131
|
ST AUBAN D'OZE
|
|
X
|
|
132
|
ST BONNET
|
X
|
|
|
133
|
ST CHAFFREY
|
X
|
X
|
|
134
|
ST CLEMENT SUR DURANCE
|
X
|
X
|
|
136
|
ST CREPIN
|
X
|
X
|
|
138
|
ST DISDIER EN DEVOLUY
|
|
X
|
|
139
|
ST ETIENNE EN DEVOLUY
|
|
X
|
|
140
|
ST ETIENNE LE LAUS
|
X
|
|
|
142
|
ST FIRMIN
|
X
|
X
|
|
143
|
ST GENIS
|
X
|
|
|
144
|
ST JACQUES EN VALGAUDEMAR
|
|
X
|
|
145
|
ST JEAN ST NICOLAS
|
X
|
X
|
|
146
|
ST JULIEN EN BEAUCHENE
|
X
|
X
|
|
147
|
ST JULIEN EN CHAMPSAUR
|
X
|
|
|
148
|
ST LAURENT DU CROS
|
X
|
|
|
149
|
ST LEGER LES MELEZES
|
X
|
|
|
150
|
STE MARIE DE ROSANS
|
X
|
X
|
|
151
|
ST MARTIN DE QUEYRIERES
|
X
|
X
|
|
152
|
ST MAURICE EN VALGAUDEMAR
|
|
X
|
|
153
|
ST MICHEL DE CHAILLOL
|
|
X
|
|
154
|
ST PIERRE D'ARGENÇON
|
|
X
|
|
156
|
ST SAUVEUR
|
|
X
|
|
157
|
ST VERAN
|
|
X
|
|
158
|
SAIX (LE)
|
X
|
X
|
|
159
|
SALEON
|
X
|
|
|
160
|
SALERANS
|
X
|
|
|
161
|
SALLE LES ALPES (LA)
|
X
|
X
|
|
162
|
SAULCE (LA)
|
X
|
|
|
164
|
SAVINES LE LAC
|
|
X
|
|
165
|
SAVOURNON
|
|
X
|
|
166
|
SERRES
|
X
|
|
|
167
|
SIGOTTIER
|
X
|
X
|
|
170
|
TALLARD
|
X
|
|
|
171
|
THEUS
|
X
|
X
|
|
172
|
TRESCLEOUX
|
X
|
|
|
173
|
UPAIX
|
X
|
|
|
174
|
VAL DES PRES
|
X
|
X
|
|
175
|
VALLOUISE
|
|
X
|
|
176
|
VALSERRES
|
X
|
|
|
177
|
VARS
|
|
X
|
|
178
|
VENTAVON
|
X
|
X
|
|
179
|
VEYNES
|
X
|
X
|
|
180
|
VIGNEAUX (LES)
|
X
|
X
|
|
181
|
VILLAR D'ARENE
|
X
|
X
|
|
182
|
VILLAR LOUBIERE
|
X
|
X
|
|
183
|
VILLAR ST PANCRACE
|
X
|
X
|
|
184
|
VITROLLES
|
X
|
|
|
TOTAL COMMUNES PAR CRITÈRES
|
99
|
106
|
|
TOTAL COMMUNES CONCERNÉES PAR LES DEUX CRITÈRES
|
56
|
|
TOTAL COMMUNES
|
149
|
2.1.6. CARTE
2.1
LES INONDATIONS, CRUES ET LAVES TORRENTIELLES
2.1.1 LE PHÉNOMÈNE
Une inondation est une submersion plus ou
moins rapide d'une zone avec des hauteurs et des vitesses d'eau variables.
Elle est due à une augmentation du débit d'un cours d'eau, provoquée
par des pluies importantes et durables.
En montagne, les vitesses de courant sont généralement
élevées, la montée des eaux rapide et le charriage de matériaux très
important. Dans des cas extrêmes, il y a formation de laves torrentielles
capables de transporter des blocs rocheux énormes (ex. : Riou Sec de
l'Argentière, Verdarel de Saint-Chaffrey ...).
On distingue schématiquement 3 types d'inondation :
r Les inondations de plaine dues
à un débordement des cours d'eau ou à une remontée de la nappe phréatique.
Ce phénomène, qui peut en général être annoncé quelques heures à l'avance,
concerne les communes telles que ESPINASSES, PRUNIERES, ROCHEBRUNE,
BARATIER, EMBRUN, GAP, EYGLIERS, REOTIER et SAINT-CREPIN.
r Le ruissellement en secteur urbain
: lors de pluies de très forte densité (orages violents), les réseaux
d'évacuation des eaux pluviales ne parviennent plus à collecter et à
faire transiter les eaux recueillies sur les surfaces imperméabilisées
(parkings, chaussées, toitures ...). Sont généralement concernées les
communes à forte densité de population. Si les dommages sur les personnes
sont relativement peu importants, les dégâts matériels sont d'une plus
grande ampleur : inondation de caves, garages, parkings... (ex : Gap
- décembre 2000).
r Les crues torrentielles : ce
phénomène se rencontre dans toutes les zones montagneuses.
Il est dû à la forte pente des cours d'eau assurant un rapide transit
de l'eau de pluie ou de fonte nivale (ex : commune de La Salle les Alpes
- Torrent du Bez - 24 juillet 1995), accompagné d'écoulements très chargés
(arbres, matériaux solides de plus ou moins grande taille et quantité).
Ces crues torrentielles peuvent former des laves torrentielles
qui sont des écoulements mêlant l'eau et les matériaux de toutes tailles
et atteignant des densités capables de transporter des blocs en quasi-flottaison.
Elles se déclenchent sur des pentes très fortes. Les laves torrentielles
sont capables d'exhausser le lit d'un mètre ou deux, et de rejeter l’eau
de crue vers des terrains qui, avant la crue, semblaient totalement
inaccessibles à l'eau. Les calculs hydrauliques classiques sont alors
insuffisants. Il est préférable d’étudier la nature et l'état des terrains
ainsi que les archives ou les photos aériennes (celles prises après
les crues du Guil de 1957, par exemple). L'affouillement des berges,
par ravinement et encaissement, peut être également spectaculaire. Les
petits bassins versants, de quelques km2 à quelques dizaines
de km2, peuvent produire des laves torrentielles qui ont
une force et un volume sans commune mesure avec ce qui se produirait
en crue d'eau "claire" dans un bassin versant de même dimension
dans une autre région. Ce phénomène, par sa nature, défie l'imagination
et représente un danger important.
L'ampleur de l'inondation est fonction de :
- l'intensité et la durée des précipitations ;
- la surface et la pente du bassin versant ;
- la couverture végétale et la capacité d'absorption du sol, cette dernière
dépendant elle-même de la saturation, donc des pluies antérieures ;
- la présence d'obstacles à la circulation des eaux.
Elle peut être aggravée, à la sortie de l'hiver, par la fonte des neiges.
Très peu de communes sont exemptes de risques d'inondation, de crue
ou de lave torrentielle dans les Hautes-Alpes.
Les limites des dispositifs de protection :
La plupart d’entre eux ont été réalisés au fil des siècles. Leur
comportement et leur efficacité sont fonction de leur mode de construction,
de la qualité de leur gestion, de leur entretien et du phénomène de
référence pour lequel ils ont été dimensionnés.
Aujourd'hui, leurs propriétaires et leurs modes de gestion, d’entretien
et de surveillance sont rarement définis et connus, en conséquence leur
pérennité n'est plus assurée.
Il n'est pas possible de garantir totalement et définitivement l'efficacité
des ouvrages et la sécurité des populations. D'autant que des phénomènes
aggravants peuvent se produire tel que la rupture ou la submersion d'une
digue.
2.1.2 INONDATIONS ANTÉRIEURES
NOTABLES DANS LES HAUTES-ALPES
Cette liste, loin d'être exhaustive, met en exergue certaines crues
importantes dans le département tant par leur bilan matériel qu'humain.
r 1286 : LA ROCHE DE RAME : crue
de la Durance : destruction du village de Rame.
r 1380 : CHAMPOLEON : crue du
Drac Blanc ; 22 personnes ensevelies.
r 1408 : ABRIES : crue du Bouchet
: 70 maisons submergées.
r 1408 : AIGUILLES : crue du Guil
: village dévasté.
r 1728 : ABRIES : crue du Bouchet
: 2/3 des maisons dévastées, cimetière emporté, église engloutie.
r 1788 : BARRET-LE-BAS : crue
de la Méouge ; 21 animaux noyés.
r 1856 : GUILLESTRE : crue du
Guil : 10 maisons emportées.
r 1928 : L'ARGENTIERE-LA-BESSEE
: crue du Fournel : usines et voie ferrée endommagées, basse vallée
du Fournel engravée.
r 1957 : QUEYRAS : crue du Guil
et de ses affluents : routes coupées, 2 hangars emportés, 12 ponts
détruits, 32 ha de terre emportés, lignes EDF coupées.
r 1957 : CEILLAC : crue du Cristillan
: village engravé, toutes communications coupées, population évacuée
par hélicoptère.
r 1958 : CHATEAUROUX : crue Combe
de l'Etroit : voie ferrée engravée, déraillement d'un train.
r 1960 : GAP : crue de La Luye
: bas quartiers inondés, 11 familles évacuées, R.N. 94 coupée, Usine
Charmasson inondée.
r 1981 : SAINT-CHAFFREY : lave
torrentielle du Verdarel : dégâts très importants.
r 1985 : 25 communes concernées
sur le département dans le Champsaur, le Queyras, le Briançonnais et
le Gapençais : dégel et violentes chutes de pluies : habitations inondées,
routes coupées, terrains emportés.
r 1987 : MONTGARDIN : crue du
Devezet : Pont des Collets emporté, R.N. 94 engravée, Z.A. Saruchet
engravée, un bâtiment détruit.
r 1987 : PELVOUX : crue du Sapenier
: lave, camping de Freyssinet, 3 tentes et une caravane renversées,
10 voitures engravées, passerelle emportée.
r 1995 : LA SALLE-LES-ALPES,
ST-CHAFFREY, ST-MARTIN-DE-QUEYRIERES : crues torrentielles suite à de
violents orages : 3 blessés, 34 habitations endommagées, 53 véhicules
détruits.
r 2000 : QUEYRAS
: crue du Guil : routes coupées, camping engravé
2.1.3 PRÉVISION ET PRÉVENTION
PRÉVISION
q Météo France met en œuvre des systèmes
d'observation, de traitement de l'information et de prévision des risques
A ce titre, Météo France utilise sur le Département des Hautes-Alpes
le dispositif suivant :
Ø un réseau d'observation au sol (RADOME)
- Les données sont recueillies sur les stations d'EMBRUN, BRIANÇON,
TALLARD, ARVIEUX, SAINT-BONNET, LARAGNE -, auquel il faut adjoindre
les données des stations automatiques du réseau départemental complémentaire
: LA FAURIE, ROSANS, VITROLLES.
Ø un réseau de radars détecteurs de précipitations
(ARAMIS). Le territoire des Hautes-Alpes est en partie couvert par les
radars de NIMES, de LYON et BOLLENE.
A noter que Météo France n'a pas vocation à prévoir les éventuelles
conséquences directes des précipitations prévues comme les inondations,
les coulées de boue. Elle élabore uniquement des prévisions quantitatives
de hauteurs d'eau sous forme de fourchette.
q La chaîne d'alerte météorologique
est organisée à chaque niveau géographique (national, régional, départemental).
Au niveau départemental, lors de l'émission d'un Bulletin Régional d'Alerte
Météorologique (BRAM), les services concernés de la Préfecture à GAP
et la Direction des Servies d'Incendie et de Secours établissent des
contacts avec le Centre Départemental Météo France des Hautes-Alpes
à BRIANÇON pour préciser l'ampleur du phénomène et juger des mesures
à prendre. Le Préfet doit parallèlement informer le maire qui transmet
l'information à la population et prend les mesures de protection immédiates.
Toutefois, ce système de prévision et d'alerte a ses limites dans un
département montagneux avec un système de vallées très cloisonné, comme
les Hautes-Alpes.
En plus, les phénomènes présentent souvent une grande variabilité spatiale
(orages violents très localisés)
q L'arrêté interministériel du 11/02/1997
définit la liste des services d'annonce des crues et leur domaine
géographique de compétence. Le département des Hautes-Alpes n'est pas
cité sur cette liste et ne possède donc pas de service d'annonce des
crues. Toutefois, le service d'annonce des crues du Vaucluse a compétence
sur la Durance à l'aval de Serre-Ponçon.
La possibilité d'organiser un système d'annonces des crues efficace
reste peu envisageable, dans ce département, compte tenu de la très
courte durée de propagation des ondes de crues torrentielles et la longueur
des torrents alpins. Cependant, les données pluviométriques recueillies
en tête de bassin sont primordiales pour l'avertissement des départements
situés en aval.
PRÉVENTION
q Les actions à caractère opérationnel
spécifiques à ce risque
Ø veillant à ce que soit interdite
toute nouvelle construction dans les zones inondables soumises aux
phénomènes les plus forts
Ø évitant tout endiguement ou remblaiement
nouveau qui ne serait pas justifié par la protection de lieux fortement
urbanisés
Ø préservant les capacités d'écoulement
et d'expansion des crues. (circulaire du 24/01/1994)
-
L’entretien des cours d’eau reste une nécessité :
dans une forte proportion de cas, le risque de débordement du lit
du cours d'eau est dû aux très mauvaises capacités d'écoulement
des cours d'eau. Une végétation excessive, la présence de remblais
artificiels ou d'objets "indésirables" (appareils électroménagers,
carcasses de voitures ...) peuvent aboutir à la formation d'embâcles,
aux conséquences multiples (rehaussement de la ligne d'eau et donc
de débordement, prise de vitesse de l'écoulement et donc affouillement
...)..
Les obligations de gestion et d'entretien des cours d'eau :
A cet égard, les textes législatifs et réglementaires distinguent
les travaux en deux catégories
Ø l'entretien et le curage qui
permettent de maintenir l'écoulement naturel des eaux, d'assurer la
bonne tenue des berges et préserver la faune et la flore
Le curage consiste à rétablir le cours d'eau dans sa largeur et profondeur
naturelles (le curage exclut un approfondissement ou un élargissement
du lit, « vieux fond, vieux bord »)
L'entretien de la rivière consiste à élaguer la végétation arborée
(enlèvement des embâcles et débris flottants ou non).
Ces tâches d'entretien incombent à l'État pour les cours domaniaux
et aux propriétaires riverains pour les cours non domaniaux (article
114 du Code Rural).
L'article 33 de la loi du 16 septembre 1807 pose le principe de la
prise en charge des travaux de protection contre l'action naturelle
des eaux par les propriétaires concernés. Cette prise en charge peut
être de nature individuelle ou collective (regroupement de propriétaires
en associations syndicales libres autorisées chargées d'exécuter ou
d'entretenir les ouvrages de protection).
Toutefois, dans certaines conditions, en cas de défaillance des riverains
ou à leur demande, les collectivités territoriales peuvent se substituer
à eux et entreprendre l'exécution de travaux présentant un caractère
d'intérêt général, visant notamment :
Ø l'entretien et l'aménagement d'un
cours d'eau non domanial, y compris les accès à ce cours d'eau ;
Ø la maîtrise des eaux pluviales et
de ruissellement ;
Ø la défense contre les inondations
;
Ø les aménagements hydrauliques concourant
à la sécurité civile (art. 31 loi du 3 janvier 1992 sur l'eau).
Ø les opérations d'élargissement,
régulation et redressement. Ces travaux sont soumis à enquête
publique au titre de la procédure d'autorisation ou de déclaration
administrative (art. 10 de la loi n° 92-3 du 3 janvier 1992 sur l'eau).
Ces aménagements atténuent le risque sans toutefois le supprimer.
Dès lors qu’ils sont toujours dimensionnés par rapport à une crue
de référence, ces ouvrages ne sont pas efficaces en cas de dépassement
de celle-ci ou en cas de rupture. Toutes les études relatives à ces
ouvrages doivent nécessairement analyser les conséquences du risque
de dépassement ou de rupture de l’ouvrage.
Compte tenu des événements passés, et au titre du principe de précaution,
il convient désormais de ne pas augmenter la vulnérabilité des biens
et des personnes sur les espaces situés en aval de ces ouvrages.
-
L'élaboration et la mise en place
de plans de secours au niveau du département : plan de secours spécialisé
pour les inondations, plan ORSEC, plan rouge.
-
La mise en place d'un plan d'alerte et
d'évacuation cohérent pour les campings à risque fort.
q Les actions d’information et les documents
réglementaires
Dans les zones non urbanisées,
le classement en zone ND correspond au moins aux espaces d’aléa fort.
Dans les zones urbanisées,
Ø un indice
R sera annoté pour les risques les plus forts, avec interdiction
d’augmentation de la vulnérabilité,
Ø un indice r pour les zones
correspondant à un risque faible ou modéré et où la construction peut
être autorisée moyennant des prescriptions. Ces prescriptions peuvent
être d’ordre individuelles (hauteur de plancher ...) ou collectives
(construction d'un ouvrage de protection : digue, entretien, surveillance,
modalité de déclenchement...).
La loi Solidarité Renouvellement Urbain (SRU) du 13/12/2000 remplace
le POS par le Plan Local d'Urbanisme (PLU). Les décrets d'application
préciseront les modalités de prise en compte des risques dans les
PLU.
Ø Zone blanche sans risque identifié.
Ø Zone bleue où les constructions peuvent
être autorisées moyennant le respect de prescriptions individuelles
ou collectives telles que citées ci-dessus.
Ø Zone rouge qui interdit la construction
de nouveaux bâtiments, compte tenu du risque trop important.
2.1.4 CONSIGNES DE SECURITÉ
|
AVANT è
|
- Construire
hors des zones inondables.
- Respecter l'obligation d'entretien des cours d'eau.
- Prévoir les gestes essentiels (entraînement en famille, en groupe)
:
.
couper le gaz et l'électricité ;
. fermer portes, fenêtres et volets ;
. mettre en place des obturations étanches sur les ouvertures
situées en partie basse ;
. mettre les produits toxiques et le maximum d'objets périssables
et putrescibles hors d'atteinte de l'eau ;
. amarrer les cuves et les meubles ;
. faire une réserve d'eau potable ;
. prévoir l'évacuation.
|
| |
|
|
PENDANT è
|
- S'informer de la montée des eaux (radio, mairie ...)
- Se conformer aux directives des services techniques et de secours.
- Aller sur les points hauts préalablement repérés (étages des
maisons, collines)
- Signaler sa présence et attendre les secours ou l'ordre d'évacuation.
- Éviter de circuler dans les zones inondables.
- Ne pas s'approcher des secteurs inondés (les berges et ouvrages
peuvent avoir été fragilisés par la crue et se rompre à tout moment).
|
| |
|
|
APRÈS è
|
- Circuler avec prudence dans les secteurs auparavant
inondés.
- Vider rapidement les pièces de matériaux.
- Aérer et désinfecter les pièces.
- Chauffer dès que possible.
- Ne rétablir l'électricité que sur une installation sèche.
|
2.1.5 COMMUNES CONCERNÉES PAR LE RISQUE INONDATION
SUITE A DES CRUES TORRENTIELLES
OU LAVES ET DE RIVIÈRES TORRENTIELLES
| |
COMMUNE
|
Crue de rivière torrentielle
|
Crue de torrent
|
|
001
|
ABRIES
|
X
|
X
|
|
002
|
AGNIERES EN DEVOLUY
|
|
X
|
|
003
|
AIGUILLES
|
X
|
X
|
|
004
|
ANCELLE
|
|
X
|
|
005
|
ANTONAVES
|
X
|
|
|
006
|
ARGENTIERE LA BESSEE (L')
|
X
|
X
|
|
007
|
ARVIEUX
|
|
X
|
|
008
|
ASPREMONT
|
X
|
|
|
009
|
ASPRES LES CORPS
|
|
X
|
|
010
|
ASPRES SUR BUECH
|
X
|
X
|
|
011
|
AVANÇON
|
X
|
|
|
012
|
BARATIER
|
|
X
|
|
014
|
BARRET LE BAS
|
X
|
X
|
|
016
|
BATIE-MONTSALEON (LA)
|
X
|
|
|
017
|
BATIE-NEUVE (LA)
|
|
X
|
|
019
|
BEAUME (LA)
|
|
X
|
|
021
|
BERSAC (LE)
|
X
|
|
|
022
|
BREZIERS
|
|
X
|
|
023
|
BRIANÇON
|
X
|
X
|
|
024
|
BRUIS
|
X
|
|
|
025
|
BUISSARD
|
X
|
|
|
026
|
CEILLAC
|
|
X
|
|
027
|
CERVIERES
|
|
X
|
|
028
|
CHABESTAN
|
X
|
X
|
|
029
|
CHABOTTES
|
X
|
|
|
031
|
CHAMPCELLA
|
X
|
X
|
|
032
|
CHAMPOLEON
|
X
|
X
|
|
034
|
CHATEAUNEUF DE CHABRE
|
X
|
|
|
036
|
CHATEAUROUX LES ALPES
|
X
|
X
|
|
038
|
CHATEAU VILLE VIEILLE
|
X
|
X
|
|
039
|
CHAUFFAYER
|
X
|
X
|
|
040
|
CHORGES
|
|
X
|
|
042
|
CLUSE (LA)
|
X
|
|
|
043
|
COSTES (LES)
|
|
X
|
|
044
|
CREVOUX
|
|
X
|
|
045
|
CROTS (LES)
|
|
X
|
|
046
|
EMBRUN
|
X
|
X
|
|
048
|
EPINE (L')
|
|
X
|
|
050
|
ESPINASSES
|
X
|
X
|
|
051
|
ETOILE ST CYRICE
|
|
X
|
|
053
|
EYGUIANS
|
X
|
|
|
054
|
FARE EN CHAMPSAUR (LA)
|
X
|
X
|
|
055
|
FAURIE (LA)
|
X
|
|
|
056
|
FOREST ST JULIEN
|
X
|
|
|
058
|
FREISSINIERES
|
X
|
X
|
|
060
|
FURMEYER
|
X
|
|
|
061
|
GAP
|
X
|
X
|
|
062
|
GLAIZIL (LE)
|
X
|
X
|
|
063
|
GRAVE (LA)
|
X
|
X
|
|
064
|
CHAPELLE EN VALGAUDEMAR (LA)
|
|
X
|
|
065
|
GUILLESTRE
|
X
|
X
|
|
067
|
INFOURNAS (LES)
|
|
X
|
|
068
|
JARJAYES
|
X
|
|
|
069
|
LAGRAND
|
X
|
|
|
070
|
LARAGNE
|
X
|
|
|
071
|
LARDIER ET VALENCA
|
X
|
|
|
072
|
LAYE
|
X
|
X
|
|
073
|
LAZER
|
|
X
|
|
074
|
LETTRET
|
X
|
|
|
075
|
MANTEYER
|
X
|
X
|
|
076
|
MEREUIL
|
X
|
|
|
077
|
MOLINES EN QUEYRAS
|
|
X
|
|
078
|
MONETIER-ALLEMONT
|
X
|
|
|
079
|
MONETIER LES BAINS (LE)
|
X
|
X
|
|
081
|
MONTCLUS
|
|
X
|
|
084
|
MONTGARDIN
|
|
X
|
|
085
|
MONTGENEVRE
|
X
|
X
|
|
086
|
MONTJAY
|
|
X
|
|
087
|
MONTMAUR
|
X
|
X
|
|
088
|
MONTMORIN
|
X
|
X
|
|
089
|
MONTROND
|
X
|
|
|
090
|
MOTTE EN CHAMPSAUR (LA)
|
|
X
|
|
092
|
NEFFES
|
|
X
|
|
093
|
NEVACHE
|
X
|
X
|
|
095
|
NOYER (LE)
|
X
|
X
|
|
096
|
ORCIERES
|
X
|
X
|
|
097
|
ORPIERRE
|
|
X
|
|
098
|
ORRES (LES)
|
|
X
|
|
099
|
OZE
|
X
|
|
|
101
|
PELVOUX
|
|
X
|
|
102
|
PIARRE (LA)
|
|
X
|
|
103
|
POET (LE)
|
X
|
|
|
104
|
POLIGNY
|
X
|
X
|
|
106
|
PRUNIERES
|
|
X
|
|
107
|
PUY ST ANDRE
|
X
|
X
|
|
108
|
PUY ST EUSEBE
|
|
X
|
|
111
|
PUY SANIERES
|
|
X
|
|
112
|
RABOU
|
X
|
|
|
114
|
REALLON
|
|
X
|
|
115
|
REMOLLON
|
X
|
|
|
116
|
REOTIER
|
X
|
X
|
|
118
|
RIBIERS
|
X
|
|
|
119
|
RISOUL
|
|
X
|
|
120
|
RISTOLAS
|
X
|
X
|
|
121
|
ROCHEBRUNE
|
X
|
X
|
|
122
|
ROCHE DE RAME (LA)
|
X
|
X
|
|
123
|
ROCHE DES ARNAUDS (LA)
|
X
|
X
|
|
126
|
ROSANS
|
|
X
|
|
127
|
ROUSSET
|
|
X
|
|
128
|
ST ANDRE D'EMBRUN
|
X
|
X
|
|
129
|
ST ANDRE DE ROSANS
|
X
|
|
|
130
|
ST APOLLINAIRE
|
|
X
|
|
131
|
ST AUBAN D'OZE
|
|
X
|
|
132
|
ST BONNET
|
X
|
|
|
133
|
ST CHAFFREY
|
X
|
X
|
|
134
|
ST CLEMENT SUR DURANCE
|
X
|
X
|
|
136
|
ST CREPIN
|
X
|
X
|
|
138
|
ST DISDIER EN DEVOLUY
|
|
X
|
|
139
|
ST ETIENNE EN DEVOLUY
|
|
X
|
|
140
|
ST ETIENNE LE LAUS
|
X
|
|
|
142
|
ST FIRMIN
|
X
|
X
|
|
143
|
ST GENIS
|
X
|
|
|
144
|
ST JACQUES EN VALGAUDEMAR
|
|
X
|
|
145
|
ST JEAN ST NICOLAS
|
X
|
X
|
|
146
|
ST JULIEN EN BEAUCHENE
|
X
|
X
|
|
147
|
ST JULIEN EN CHAMPSAUR
|
X
|
|
|
148
|
ST LAURENT DU CROS
|
X
|
|
|
149
|
ST LEGER LES MELEZES
|
X
|
|
|
150
|
STE MARIE DE ROSANS
|
X
|
X
|
|
151
|
ST MARTIN DE QUEYRIERES
|
X
|
X
|
|
152
|
ST MAURICE EN VALGAUDEMAR
|
|
X
|
|
153
|
ST MICHEL DE CHAILLOL
|
|
X
|
|
154
|
ST PIERRE D'ARGENÇON
|
|
X
|
|
156
|
ST SAUVEUR
|
|
X
|
|
157
|
ST VERAN
|
|
X
|
|
158
|
SAIX (LE)
|
X
|
X
|
|
159
|
SALEON
|
X
|
|
|
160
|
SALERANS
|
X
|
|
|
161
|
SALLE LES ALPES (LA)
|
X
|
X
|
|
162
|
SAULCE (LA)
|
X
|
|
|
164
|
SAVINES LE LAC
|
|
X
|
|
165
|
SAVOURNON
|
|
X
|
|
166
|
SERRES
|
X
|
|
|
167
|
SIGOTTIER
|
X
|
X
|
|
170
|
TALLARD
|
X
|
|
|
171
|
THEUS
|
X
|
X
|
|
172
|
TRESCLEOUX
|
X
|
|
|
173
|
UPAIX
|
X
|
|
|
174
|
VAL DES PRES
|
X
|
X
|
|
175
|
VALLOUISE
|
|
X
|
|
176
|
VALSERRES
|
X
|
|
|
177
|
VARS
|
|
X
|
|
178
|
VENTAVON
|
X
|
X
|
|
179
|
VEYNES
|
X
|
X
|
|
180
|
VIGNEAUX (LES)
|
X
|
X
|
|
181
|
VILLAR D'ARENE
|
X
|
X
|
|
182
|
VILLAR LOUBIERE
|
X
|
X
|
|
183
|
VILLAR ST PANCRACE
|
X
|
X
|
|
184
|
VITROLLES
|
X
|
|
|
TOTAL COMMUNES PAR CRITÈRES
|
99
|
106
|
|
TOTAL COMMUNES CONCERNÉES PAR LES DEUX CRITÈRES
|
56
|
|
TOTAL COMMUNES
|
149
|
|